La panna cotta et son coulis de rhubarbe

Normalement, c’est une recette estivale qu’on prend plaisir à manger sur la terrasse pour se rafraichir quand le soleil tape. Mais je ne pouvais pas résister à l’envie de vous faire partager cette crème à la vanille si savoureuse qui fleure bon l’Italie… Sauf que si cette recette que j’ai récupérée sur Marmiton est simple et rapide à réaliser, faire une panna cotta peut très vite se révéler une prise de tête monstre devant le nombre de recettes qu’il existe sur Internet et les variations sensibles. Or, un peu trop de sucre et/ou un peu trop de gélatine et vous vous retrouverez avec un gloubiboulga trop sucré et/ou quasiment solide. Ici, absolument aucun risque : le sucre est dosé à la perfection et la crème, si elle se tient bien, est fondante à souhait. Une merveille, vous dis-je ! 
Habituellement, lorsque je réalise mes panna cotta, je les marie avec le traditionnel coulis de framboises ou de fruits rouges… Bien sûr, l’accord est absolument divin mais cette fois, j’avais envie de sortir des sentiers battus et j’ai jeté mon dévolu sur un fruit que j’adore et dont on se sert trop peu souvent, à mon sens : la rhubarbe. Comme la framboise, la rhubarbe apporte la pointe d’acidité (d’où le peu de sucre dans le coulis) qui met en relief le sucré de la crème. Le contraste visuel est certes moins fort mais le mariage gustatif est plus délicat je trouve, la saveur de la rhubarbe étant plus subtile. Juste un petit conseil : même si la crème est fondante, la panna cotta reste un dessert assez lourd, je conseille donc de la servir en petite quantité après un repas assez léger. D’ailleurs, les coulis un brin acidulé permettent « d’alléger » un peu ce dessert…
La panna cotta a été mise au point dans le Nord de l’Italie au début du 19ème siècle. Avec un reste de lait, une hongroise aurait réalisé cette « crème cuite », en s’inspirant d’une recette datant du Moyen-Age. Toutefois, si le lait était abondant à l’époque, le sucre était un met de choix ; la plupart des panna cotta était donc réalisée sans sucre. Dans le même esprit, si aujourd’hui nous réalisons ces crèmes dans de jolies verrines, à l’origine ce plat familial était réalisé dans un grand plat et on le servait en tranches roboratives. 
 
Le maitre mot de la panna cotta est simplicité donc, plutôt que de vous conter par le menu les mille avantages de cette crème, réalisez-là !
 
Infos pratiques :

– Quantité : 6 personnes
– Difficulté : ☆☆☆☆☆
– Préparation : 2 min
– Cuisson : 10 min
– Réfrigération : 3h

La liste  de courses :
Pour la panna cotta :
– 50 cl de crème fraiche liquide,
– 75 g de sucre,
– 2 feuilles de gélatine,
– 1 gousse de vanille ou de l’extrait de vanille.

Pour le coulis de rhubarbe
– 300 g de rhubarbe,
– 65 g de sucre,
– 1 petit verre d’eau,
– 1/2 citron.

La liste des ustensiles :
– 2 casseroles,
– 6 verrines. 

Concrètement, cuisinons…

1. On commence par faire tremper les feuilles de gélatine dans de l’eau froid (pas tiède et encore moins chaude : la gélatine se dissoudrait dedans).
2. On met la crème, le sucre et la vanille dans une casserole. On met à chauffer sur feu doux jusqu’à frémissement. On éteint alors le feu et on ajoute les feuilles de gélatine bien égouttées que l’on dissout avec le fouet. Il ne reste plus qu’à remplir les verrines et à attendre (im)patiemment que ça refroidisse. Heureusement, on va réaliser un petit coulis de rhubarbe pour patienter !
3. Là encore, on va rester dans la droite ligne de la panna cotta : on va faire simple. On met la rhubarbe, le jus du demi-citron, le sucre et l’eau et on laisse cuire tranquillement. C’est prêt lorsque la rhubarbe est cuite, c’est-à-dire qu’elle s’est complètement délitée. Théoriquement, on doit avoir une belle consistance de coulis. A défaut, on continue un peu la cuisson pour obtenir quelque chose de plus épais ou on ajoute un peu d’eau pour diluer la compotée de rhubarbe. Éventuellement, on peut mixer un peu le coulis, voire le passer, pour ceux qui veulent une préparation très lisse.
4. Une fois la panna cotta et le coulis de rhubarbe bien froids, il ne reste plus qu’à servir !

En conclusion, dégustons !

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