Le Guide du Tablier # 7 : c’est décidé, on arrête de gaspiller !

S’il y a bien quelque chose qui m’horripile, c’est bien le gaspillage alimentaire. Dans ma caboche, la connexion entre « on jette de la bouffe » et « des gens meurent de faim » (pas besoin d’aller au bout du monde pour ça, en bas de chez nous, ça suffit) n’arrive pas à se faire. Et n’arrivera jamais à se faire. Je l’avoue, c’est un peu obsessionnel. Qu’il s’agisse d’un simple quignon de pain laissé à côté de l’assiette à la fin du repas ou d’un plat entier oublié dans le frigo, ça me met hors de moi ! Bien sûr, je n’habite pas chez les Bisounours et nous gapillons aussi. Toutefois, on essaie de réduire le phénomène au maximum du maximum… Paradoxalement, pour cela, il faut aussi consommer autrement ou en tout cas s’interroger sur notre manière de consommer. Et pour cela, quoi de mieux que le Guide du Tablier ?
 

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Le pourquoi du comment…

Pour ceux qui auraient loupé le début, pendant quelques temps, le Guide du Tablier se met au vert pour parler d’écologie, à l’approche de la COP 21. 
Il y a quelques semaines, on a entendu beaucoup de choses, notamment de la part de Ségolène Royal, sur le gaspillage alimentaire. Or, ce gaspillage alimentaire est une grande source de pollutions : qu’il s’agisse des émissions de gaz à effet de serre intrinsèques à la production d’aliments ou de celles dues à la destruction de ces mêmes aliments. Par conséquent, à notre humble niveau, on peut réduire cette pollution. Ca, c’est pour l’aspect purement écologique mais il va sans dire qu’humainement, il est carrément inacceptable de gaspiller autant.
Bien sûr, il est toujours très facile de voir combien le voisin gaspille. « Nous, on ne gaspille pas beaucoup mais alors les hypermarchés… », « On ne gaspille pas mais alors dans les cantines scolaires, il faut voir tout ce qui part à la poubelle… ». Et j’en passe. En revanche, pour balayer devant sa porte, il y a beaucoup moins de monde. Pour autant, mon propos n’est pas de stigmatiser ou de jouer le père la morale. Je veux juste qu’on se rende compte de ce qu’on fait et que, si possible, on modifie légèrement nos habitudes pour réduire un peu, beaucoup, passionnément ou à la folie (rayez la mention inutile, en fonction de votre motivation) le gaspillage alimentaire ! Vous êtes prêts ?

Le gaspillage alimentaire, dans les grandes lignes

Je ne suis pas un fan inconditionnel des chiffres car je sais trop qu’on peut leur faire dire à peu près ce qu’on veut, selon l’angle que l’on choisit. Pour autant, en la matière, je les trouve particulièrement édifiants et beaucoup plus parlants que de longs discours !
 
En France : 
– 32 kg, c’est le poids des produits alimentaires que nous jetons par an et par personne (dont 31% de poisson ou de viande),
– 7 kg, ce sont les produits alimentaires non consommés et encore emballés qui finissent à la poubelle,
– 16 kg, il s’agit des produits que l’on jette alors qu’ils sont encore consommables, ce qui représenterait l’équivalent de 56 repas soit 3 semaines de nourriture,
– 500 à 1 500€, c’est le coût par ménage et par an du gaspillage alimentaire, soit 3€ par jour (en prenant pour base le coût moyen de 1 000€). 
– 600 000 tonnes de produits alimentaires jetés par les grandes surfaces, en une année,
 
Dans le monde : 
–  1,3 milliards de tonnes de denrées alimentaires perdues ou gaspillées par an, 
– 30%, c’est la proportion de la production mondiale perdue ou jetée entre la production et notre assiette, 
– 700 à 750 milliards de dollar, c’est le coût de ce gaspillage,

– 54% de ce gaspillage a lieu durant la production/la manutention/le stockage donc AVANT commercialisation ; 46% du gaspillage concerne la transformation/la distribution/la consommation à proprement parler donc APRES commercialisation.

Ces chiffres vous donnent le tournis ? Tant mieux, on va tout faire pour qu’ils diminuent ! 

Pour essayer d’y voir plus clair…  

Souvent, on est un peu perdus dans les acronymes qui concernent la durée possible de consommation d’un produit : DLC, DLUO, DDM, DTC (euh non, je me suis un peu emballé pour le dernier). Au final, on mélange tout et on se dit : « dès que la date est dépassée, ce n’est plus bon à manger ». Sauf que les choses ne sont pas vraiment aussi simples que ça !Et pourtant, il n’y a rien de compliqué…
Vous pouvez trouver deux genres de date sur vos produits : 
– La DLC ou « date limite de consommation » : c’est la plus connue et elle concerne les aliments les plus « fragiles » : yaourts, charcuterie, viande, plats cuisinés et conservés au frais… Vous la retrouverez, la plupart du temps, derrière les mots « à consommer jusqu’au… » date et mois. Cette DLC doit être respectée plus ou moins strictement. Super important : on fait gaffe aux conditions de conservations puisque c’est souvent au réfrigérateur et que le respect de la chaine du froid s’impose. 
– La DDM ou « date de durabilité minimale » : c’est l’ancienne DLUO ou date limite d’utilisation optimale. Là, on perd carrément le caractère impératif puisque vous pouvez consommer les aliments après cette date sans aucun problème. Simplement, ils auront peut être perdu un peu de leurs qualités propres : perte de goût, dessèchement ou ramollissement, perte des vitamines et minéraux… La DDM est symbolisée par la mention « à consommer de préférence avant le… ». Les produits ayant une DDM peuvent donc toujours être vendus après cette date (c’est ce qui explique l’existence de certains discounters qui vendent des produits… périmés !). 
Sur certains produits, vous ne retrouverez aucune de ces dates : les fruits et légumes frais, les boissons alcoolisés, certains condiments (sel, vinaigre…), les produits boulangers ou pâtissiers… Petite info bonus : le miel est le seul aliment imputrescible !

Les « trucs » qui fonctionnent « ailleurs »

Comme je vous l’ai dit, quand on doit se bouger les fesses, on a généralement deux bonnes excuses (qui sont à peu près aussi utiles que se cacher derrière son petit doigt, si vous voulez mon avis) : les autres font pire ou ne font rien ET nous, les particuliers, on fait des efforts quand les collectivités/les grosses boites/les autres pays (bah oui, n’ayons pas peur des mots… et du ridicule !) ne font rien. Avant de vous proposer de vous mettre au travail, je vais donc vous détromper !
– La restauration collective : les exemples pullulent mais la réalité est éminemment variable d’un endroit à l’autre. L’axe central, à mon sens, réside dans la sensibilisation de tous les publics au gaspillage : pour les élèves, apprendre et comprendre l’alimentation et le gaspillage alimentaire ; pour les personnels, les informer, les sensibiliser et les former (surtout) à ces questions. Ensuite, plus concrètement, il existe tout un panel de mesures plus ou moins symboliques et plus ou moins de bon sens : adapter l’offre au public concerné, imposer de prévenir à l’avance de la présence/absence de l’enfant, placer le pain en fin et non en début de chaine au self (ça parait stupide dit comme ça mais c’est vraiment efficace), réduire les quantités…
– Les grandes enseignes : alors elles, on adore leur taper dessus (à tort ET à raison). En effet, la grande distribution est responsable de 11% du gaspillage alimentaire mais, dans le même temps, elle participe aussi activement à la lutte contre le gaspillage. La grande distribution, c’est de nombreux partenariats avec les associations (par exemple, en 2014, Carrefour c’est 77 millions de repas distribués auprès de plus de 800 associations), la mise en vente à prix réduit de produits approchant de la date limite de consommation, la transformation de certains produits arrivant à péremption (réalisation de croissants au jambon avec les croissants de la veille, réalisation de smoothies…), les dons aux associations (la grande distribution représente 31% des dons faits aux associations, ce qui en fait… le premier donateur de France)… Très concrètement, ça donne : Carrefour qui repousse la DLC de 250 produits de marque distributeur ; Intermarché qui a initié le marketing autour des « légumes moches » ; (certains) Leclerc qui réalisent des soupes pour éviter de gaspiller les légumes non calibrés/qui s’abiment… 

– A l’étranger : on adôôôre donner des conseils à tout le monde mais beaucoup moins en recevoir. Et pourtant, on aurait fort à apprendre de nos pairs européens. Ainsi et juste pour l’anecdote, les supermarchés Sainsburry, en Grande-Bretagne se dont déjà engagés dans le zéro déchet alimentaire en décharge depuis… 2011 ! 

Maintenant que vous avez vu que tout le monde se bougeait un peu ou beaucoup le popotin, vous êtes prêts à faire de même ?

Comment moins gaspiller ?

Je me répète mais je ne prescris, ni n’interdis rien. Je donne juste des conseils et mon sentiment. Chacun en fait ce qu’il veut. Même si j’espère que ça vous motivera un peu quand même (si vous avez survécu aux pavés qui sont au-dessus, j’ai bon espoir :-)).

Au moment des achats… 
Ca va paraitre idiot mais, faire des courses, ça se prépare à l’avance, si on veut éviter de gaspiller…
– On prévoit ses repas avant d’aller faire des courses… Bien sûr, je ne vous dis pas d’inscrire dans le marbre que « le lundi, c’est ravioli ; le mardi, c’est choucroute… ». Simplement, si vous prévoyez grosso modo ce que vous mangerez dans les jours à venir, ça vous évitera d’acheter trop de repas pour un temps donné. Et donc, de gaspiller… Surtout que trop d’achats, ça a tendance à aboutir au gaspillage de produits non déballés, ce qui est pire que tout !
– On fait une liste de courses. Là encore, c’est hyper basique mais si vous allez faire des courses sans idée précise de ce qu’il vous faut, vous allez errer dans les rayons, acheter ce qui vous fait envie… Et, bien souvent, vous allez trop acheter ou acheter des choses dont vous n’avez pas besoin !
– On ne va plus farfouiller au fond du rayon pour avoir la DLC la plus longue possible. C’est simple, plus vous chercherez les DLC longues, plus les DLC courtes resteront et risqueront de finir à la poubelle ! Or, la plupart du temps, un jambon ayant une DLC d’une semaine conviendra parfaitement à votre famille. Aller chercher celui qui est au fond et ne périmera que dans 15 jours est donc inutile (bah oui, manger le lendemain un jambon qui a une DLC de 8 ou 15 jours, ça revient au même ; futé, non ? ;-)). Pire, c’est même contribuer au gaspillage alimentaire.
– On n’hésite pas à acheter les DLC courtes. Dans la plupart des grandes surfaces, vous avez soit un rayon consacré aux DLC courtes, soit des promotions disséminées tout au long du magasin. Or, c’est mécanique, si ces DLC courtes ne sont pas achetées, elles finiront à la poubelle ! Une nouvelle fois, je ne vous dis pas d’acheter des DLC courtes pour le plaisir d’en acheter (si vous n’avez pas besoin de salade piémontaise ou de yaourts à la noix de coco, n’en achetez pas car, de toute façon, vous les gaspillerez). En revanche, si vous avez besoin d’un produit et que vous pouvez choisir entre des DLC courtes et des DLC longues, n’hésitez pas ! En plus, ces DLC courtes vous feront faire des économies. Vous avez tout à y gagner !! Pour avoir travaillé dans une épicerie cet été, je peux vous dire que les produits en DLC courtes, à -50% ne partent pas. Je ne sais pas si c’est un manque d’habitude mais je trouve ça tellement dommage…
– On n’hésite pas à acheter les produits « moches ». Quand on a le choix entre deux produits identiques et qu’on choisit le plus joli, le plus calibré, indirectement, on contribue au gaspillage alimentaire. Toutefois, l’effet est plus insidieux car invisible. En effet, en faisant cela, on incite, on pousse les grandes surfaces à demander des produits toujours plus beaux, plus lisses, plus calibrés… Tous les produits ne rentrant plus dans le moule (un fruit trop difforme, un camembert pas assez rond…) ne seront pas commercialisés et donc détruits avant même d’avoir eu la possibilité d’être achetés ! Dommage quand même vu que l’aspect n’a AUCUN impact sur la qualité ou la saveur !!


Une fois à la maison…
Même si on a bien fait attention lors des courses, encore faut-il poursuivre l’effort une fois chez soi ! Promis, après, je ne vous demanderai plus d’effort 😉
– On commence par organiser son réfrigérateur.  Là encore, c’est vraiment le B.A.-BA mais avec un réfrigérateur bien rangé, vous gaspillerez moins. Si c’est le bazar dans votre réfrigérateur, vous retrouverez plus difficilement certains produits. Par conséquent, vous ne surveillerez pas leur DLC voire vous rachèterez un produit que vous avez déjà. Dans le même sens, bien ranger permet de stocker les produits à l’endroit où ils doivent être : les fruits et légumes dans leur bac, les laitages au rayon le plus froid…
– On n’hésite pas à innover. Vous avez acheté des aliments dont vous ne savez pas quoi faire ou des restes errent dans votre réfrigérateur ? Lancez-vous et testez des recettes, pour cela, les Internets vous simplifient grandement la vie. Par exemple, des légumes et des restes de fromage ? Faites une soupe que vous sublimerez avec le fromage. Des fruits qui s’abiment ? Transformez les en compote.  Des restes de viande ? Avec un oignon, une boite de concentré de tomates, réalisez une « sauce-bolognaise-trop-bonne » en deux temps, trois mouvements. Laissez parler votre imagination !
– On utilise le congélateur. A mon sens, le congélateur est votre meilleur allié anti-gaspillage ! Vous pouvez congeler énormément de produits qui arrivent à péremption (ATTENTION, on ne congèle pas des produits périmés ou sur le point de l’être : s’il est périmé AVANT la congélation, il le sera aussi APRÈS), notamment la viande ou les restes de certains plats ou gâteaux. La congélation permet, entre autre, d’éviter de jeter des produits non déballés (genre le steak qu’on a acheté mais pas mangé…). On n’oublie pas les quelques règles de base de la congélation : on ne recongèle pas un produit décongelé ; on peut recongeler un produit qui a été cuisiné et on ne conserve pas les produits au congélateur trop longtemps ! 
– On ne jette pas sans réfléchir. Là, c’est vraiment mon dada : ce n’est pas parce qu’un produit est périmé qu’il est impropre à la consommation. Oui, oui, vous pouvez relire cette phrase dans tous les sens, c’est la stricte vérité. J’en suis l’illustration vivante. Personnellement, je n’ai jamais compris les gens qui jetaient les produits qui étaient tout juste périmés. Comment, intellectuellement parlant, peut-on se dire que le yaourt que nous avons mangé le soir-même ne sera plus comestible le lendemain matin ? Il faut être, quand même, sacrément neuneu pour faire ça ! Bien sûr, je ne vous dis pas de manger le morceau de cabillaud oublié dans le réfrigérateur depuis 10 jours. Je vous dis simplement qu’il faut agir avec discernement : un yaourt périmé de quelques jours ne vous rendra pas malade (si vous avez bien respecté la chaine du froid) ; un produit sec ou une conserve ne vous rendra pas malade  si vous le mangez quelques semaines après la date de péremption (au pire, vos spaghettis auront un peu perdus en qualité gustative)… Faites-vous confiance et observez : a l’oeil (pour le pot de crème fraiche ouvert depuis quelques temps : est-ce que des petits points de moisissure sont visibles ?) , à l’odorat (pour la viande et le poisson, leur odeur est souvent un très bon indicateur, qui peut être utile avant même leur date de péremption), au toucher (il y a plein d’aliments qui ont tendance à poisser lorsque leur consommation devient problématique)… Enfin, si jamais vous avez encore un doute sur ce que je vous dis, allez faire un tour sur Internet et vous verrez que les DLC et compagnie sont parfois courtes alors qu’elles pourraient être plus longues (pour ne prendre aucun risque, pour des raisons marketing…). 
– A table, ne vous servez que ce que vous mangerez. Bis repetita : j’enfonce encore et toujours des portes ouvertes mais on gaspille beaucoup à table. Ca va du simple crouton de pain à l’assiette entière jetée. Il s’agit de gestes du quotidien qui sont plein de bon sens et faciles à mettre en œuvre : ne prendre que ce qu’on est sûr de pouvoir manger, au besoin en se resservant ; ne pas servir des assiettes entières à des enfants qui ne connaissent pas le goût d’un aliment ou qui ne l’aiment pas ; cuisiner dans les proportions les plus justes possibles…
– On donne. Plutôt que de jeter, il vaut mieux donner. Vous partez en vacances ? Donnez à vos amis ou voisins les aliments périssables que vous ne pouvez pas emmener. Vous avez vu trop grand dans les proportions de votre cassoulet ou de votre cheesecake ? Faites-en profiter votre voisin. C’est tout simple, ça fait plaisir et, avec un peu de chance, vous aurez le retour d’ascenseur 😉 ! 

Le point COP 21

Suite à l’article du Guide du Tablier # 6, j’avoue avoir été assez surpris de vos retours, certains (beaucoup trop, à mon goût) ne connaissaient pas ou peu le processus de la COP 21. Dans les quelques articles que je vais faire sur l’écologie et la consommation, je vous donnerai quelques pistes, quelques clés pour mieux comprendre cette grande conférence internationale. Pour aujourd’hui, on va commencer par le commencement, c’est-à-dire « la COP 21, c’est quoi ? ». 
Depuis les années 1980, les scientifiques ont peu à peu interpellé les dirigeants politiques et la société civile en partant d’un constat simple : nous n’avons qu’une planète et nous la détruisons à petit feu. Longtemps, on n’a pas écouté (ou on n’a pas voulu écouter) ces scientifiques. Toutefois, le temps passant, il y a eu une prise de conscience collective : quoi que nous fassions, il est impossible d’échapper à cette réalité-là. A la réalité du réchauffement climatique. 
Le GIEC a prévu plusieurs scénarios tout en mettant en exergue une chose : au-dessus de + 2° C d’ici la fin du siècle, les conséquences du réchauffement climatique ne seront plus maitrisables. Or, le GIEC a aussi démontré que, si cet objectif était encore tenable, il fallait agir vite puisqu’à partir de 2020 (au plus tard) nos émissions de gaz à effet de serre devront diminuer fortement, faute de quoi l’objectif de + 2° C ne pourra plus être tenu. 
A cet égard, les politiques ont négocié, échangé, réfléchi et pris position depuis 4 ans et l’échec de Stockholm. Le point d’Acmé de ce processus aura lieu à Paris, au début du mois de décembre avec cette fameuse Conférence de Paris sur le climat (COP 21, pour les intimes). Nos gouvernants devront se prononcer et s’accorder sur deux choses : le(s) moyen(s) de limiter à + 2° C le réchauffement climatique et leur engagement financier afin de rendre effectif le Fonds vert climat (acté dès 2009 et Copenhage, ce Fonds a vocation a prévenir et lutter contre les effets du réchauffement climatique, notamment pour les pays en développement qui doivent subir les conséquences de nos pollutions passées). 
Concrètement, la COP 21 se déroulera du 30 novembre au 11 décembre, à Paris (plus précisément, au Bourget). 
– Semaine – 1 : les différentes délégations se réuniront pour affiner leur ligne de négociation et leurs stratégies au cours de discussions préparatoires. 
– Semaine 1 : il s’agira des négociations techniques qui seront menées par les diverses délégations dans le but de préparer le terrain aux gouvernants. 
– Semaine 2 : ce sera le segment politique avec l’entrée en scène des ministres voire des chefs d’Etat. Après les discours, il appartiendra à nos dirigeants de se mettre d’accord sur l’accord qui découlera de cette COP 21 : sera-t-il contraignant ? touchera-t-il de la même manière les pays développés et en voie de développement ?… 

Pour conclure, mon avis…

Vous l’aurez compris, si l’impact écologique du gaspillage alimentaire est indéniable, la COP 21 est aussi un prétexte pour vous parler d’un sujet qui m’intéresse autant qu’il m’horripile !!
Si on fait un rapide récapitulatif, le gaspillage alimentaire a un impact :
– Écologique/environnemental : le gaspillage alimentaire est le 3ème pollueur au monde (derrière la Chine et les Etats-Unis) avec le rejet de plus 3 gigatonnes de gaz à effet de serre ; pour irriguer la nourriture produite mais non consommée, on gaspille 250 km3 d’eau POTABLE (trois fois le lac de Genève) et on utilise 30% des terres agricoles mondiales. Imaginez tout ce qu’on pourrait faire en utilisant autrement cette eau (en Afrique, par exemple) et ces terres (nourrir TOUS les habitants de la Terre, participer à la reforestation…).
– Economique : en France, un ménage gaspille l’équivalent de 500 à 1 500€, ce qui – peu importe la famille concernée – représente une somme importante . Si on dépasse la question purement personnelle, le coût du gaspillage alimentaire est ÉNORME : 750 milliards de dollar par an, soit le PIB de la Suisse. Imaginez tout ce que vous pourriez faire en plus dans votre vie avec cet argent, imaginez tout ce qu’on pourrait faire dans le monde avec cet argent… 
– Social : 900 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde quand 1 milliard de personnes sont suralimentées… Et au milieu de tout ça, il y a le gaspillage alimentaire !
– Humain et éthique : je ne vais pas m’appesantir sur le sujet mais se dire que certains meurent de faim au sens propre du terme, que certains s’échinent dans des associations pour nourrir les plus démunis et que, dans le même temps, on jette des tonnes de nourriture, ça pose soucis et questions… Après, à chacun de voir ce qu’il en pense… 
Quand on remet tout ça en perspective, à défaut de faire changer les choses, ça fait au moins réfléchir. Je ne suis pas meilleur qu’un autre. Je ne veux pas vous faire culpabiliser. J’essaie juste, à mon niveau, de gaspiller le moins possible. J’essaie simplement, via cet article, de vous faire prendre conscience et, pourquoi pas, changer vos habitudes. Et puis, si vous ne le faites pas par altruisme ou pour la planète, faites-le au moins pour votre porte-monnaie (c’est un poil cynique mais terriblement réel). 
Pour autant, essayons de voir les choses du bon côté. Car les choses bougent, un peu partout et on commence à prendre conscience (il était temps) que le gaspillage alimentaire, ce n’est pas ce qu’on fait de mieux. Politiquement, l’idée fait consensus qu’il faut agir. Les grandes surfaces se sont engagées volontairement à ne plus javelliser les produits. Bref, il y a des initiatives de prises et il faut les saluer ! 
Enfin, cet article ne prétend pas du tout être exhaustif. C’est juste un article pour soulever quelques questions et apporter quelques pistes de réflexions/de solutions. Le gaspillage alimentaire, c’est vraiment mon dada (on en reparlera un peu le mois prochain : OUI, ENCORE, je sais) et on pourrait en faire une thèse qu’on n’épuiserait pas la question. 
 
Et vous, vous en pensez quoi ? Est-ce que vous avez des techniques ou des astuces pour lutter contre le gaspillage alimentaire, au quotidien ? Plus que jamais, j’aimerais que cet article soit un lieu de partage et d’échanges. 
A vos commentaires donc 😉 !
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