Cap sur la Bretagne pour le goûter (ou le dessert) avec ce véritable far breton aux pruneaux !

 
Attention, on arrête de rire. Finis les calembours et autres blagues, aujourd’hui, on fait dans le sérieux. Le très, très sérieux même. Comme pour la recette du riz au lait de ma grand-mère, je vous demande de ranger au placard toutes vos idées reçues et toutes vos habitudes pour essayer cette recette. On oublie les conneries telles que mettre de la levure chimique ou je ne sais quoi. Le far ce n’est ni plus, ni moins qu’une pâte à crêpe améliorée et cuite au four. 
C’est une recette de famille (alors ne faites pas n’importe quoi avec sinon, je vous envoie les bretonnes de la famille et ce ne sont pas forcément celles qui ont le meilleur caractère :-)), une recette de ménagère (dans tout ce que ce mot recouvre de plus noble). C’est simple à réaliser. C’est bon marché. Le plus compliqué, c’est la cuisson. Si vous avez laissé parler le breton qui sommeille en vous, la croûte sera légèrement croustillante et délicieusement beurrée quand le centre sera crémeux et savoureux (rien que d’en parler, je bave devant mon écran…). En revanche, si vous faites trop cuire votre far, il va très vite devenir plastique ! 
Si besoin était de le préciser, ça n’est pas la recette la moins calorique du blog mais, une fois qu’on y a goûté on l’oublie très vite. Il n’y a qu’un inconvénient, lors de la cuisson, le far va embaumer le beurre dans toute votre cuisine… Par conséquent, il sera très, très dur, une fois qu’il sera sorti du four d’attendre qu’il ait complètement refroidi avant de se ruer dessus. Ceci dit, c’est quand même hyper bon encore tiède (mais c’est pas très digeste).
Vous servez ça avec un verre de Kerné et vous avez un aller-simple pour la Bretagne, je vous jure !  Et comme dirait mamie « c’est à se taper le cul par-terre » ! 
 
PS : un immense merci à ma bigoudène préférée pour les photos <3
 
Infos pratiques :
– Quantité : 5/6 personnes
– Difficulté : ☆☆☆☆  
– Préparation : 10 minutes 
– Cuisson : 30 minutes
 
La liste de courses :
– 125 g de farine,
– 80 g de sucre,
– 80 g de beurre demi-sel (+ pour le moule),
– 3 oeufs,
– 1/2 L de lait entier,
– 1 sachet de pruneaux.
 
La liste des ustensiles :
– 1 saladier,
– 1 fouet, 
– 1 bol, 
– 1 plat à four. 

Concrètement, pâtissons…

1. On commence par battre les oeufs avec le sucre pour obtenir un tout homogène et mousseux. On ajoute alors la farine. A ce moment là, votre pâte ressemble à une pâte à gaufre. 

 
1. BONUS. On fait préchauffer le four sur 180° C, chaleur statique. 
2. On verse le beurre fondu et on mélange. On termine en ajoutant le lait petit à petit. Là, votre pâte est au top : elle ressemble à une pâte à crêpes.
 


3. On beurre généreusement le moule et on le tapisse de pruneaux. On verse la pâte et on enfourne pour 1/2h. Le far est cuit lorsqu’il est joliment doré et encore un chouia tremblotant au centre (vraiment un tout petit peu).

 
Astuces : 
 – A la cuisson, le far va légèrement souffler, notamment sur les bords qui sont en contact avec le plat. A la sortie du four, tout va rentrer dans l’ordre et le far va retomber. 
– Votre far doit être relativement épais, à savoir 3 à 4 cm (les pruneaux ne sont plus visibles une fois la pâte versée). Par conséquent, si votre plat est grand, n’hésitez pas à doubler les proportions (comme je l’ai fait sur les photos). En revanche, il faudra alors cuire le far une petite heure. Si jamais, sur la fin, le far dore trop à votre goût, baissez le four à 150° C et poursuivez la cuisson autant que nécessaire. 
– Dans 99% de mes recettes, je préconise des plats qui conduisent la chaleur. En revanche, ici, j’utilise toujours un plat en verre ou en terre cuite. Je ne sais pas si c’est une habitude familiale ou si ça s’impose (mais je vous dis comment je fais, après vous vous débrouillez :-)). 
– Comme on ajoute du beurre fondu, si on veut éviter qu’il ne fige rapidement après son incorporation, on travaille avec des ingrédients (œufs et lait) à température ambiante.
– Pour les pruneaux, je vous conseille de les choisir déjà dénoyautés. En outre, nul besoin de les faire gonfler dans du thé ou de l’eau.  
– Vous pouvez faire un far nature ou changer les pruneaux pour des pommes. 

En conclusion, dégustons ! 

 
 
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