Le salmorejo de Córdoba (soupe froide de tomates)

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Pour être tout à fait franc avec vous : en ce moment, j’ai une flemme pas possible de poster sur le blog. Pourtant, j’ai des recettes dans les tuyaux, des photos de faites… Mais il faut que je rédige les recettes. Or, quand je sors du travail, avec cette chaleur accablante, je n’ai qu’une envie me jeter sur le canapé et comater avec un bon bouquin. C’est vraiment intenable. Toutefois, comme cette recette est plus que jamais de saison, je fais un effort. C’est goûteux, c’est rafraîchissant, c’est hyper rapide à réaliser, ça ne nécessite pas de matériel particulier. Et surtout, ça ne demande pas de cuisson (ouf, le four peut rester dans son coin au repos) et vous avez tous les ingrédients chez vous (pas besoin d’aller au supermarché et, en prime, vous écoulez votre pain dur) !
Vous le savez, j’adore la soupe. Été comme hiver, je ne mangerai que ça. L’an passé, je vous avais proposé ma recette de gaspacho, aujourd’hui, c’est le salmorejo. J’aime beaucoup le gaspacho mais je pense que cette soupe venue tout droit de Cordoue la détrône. J’aime beaucoup la texture très épaisse qu’apporte le pain et avec les tomates du jardin, c’est juste une explosion de saveurs et de soleil dans l’assiette. En plus, accompagné d’oeufs durs et de jambon serrano, c’est très original. Nous l’avons mangé en entrée mais, en verrine, à l’apéritif, ça doit être parfait !
En plus, en tant qu’hispanophile (et hispanophone) convaincu, c’était l’occasion de faire un clin d’oeil à ce pays que j’aime tant, à ses traditions, à sa chaleur, à sa convivialité et à ses habitants. En effet, le salmorejo nous vient de Cordoue, en Andalousie. Autant vous dire donc que niveau chaleur et nourriture rafraîchissante, ils s’y connaissent. D’ailleurs, je m’empresse de m’excuser auprès des Espagnols et/ou des puristes du salmorejo : ce n’est que ma recette. Bien sûr, c’est une base que l’on peut accommoder à l’envie et en fonction des goûts !
Je vous laisse en rêvant d’Espagne et je retourne comater sur mon canapé, en attendant que la chaleur diminue… et un bon week-end !

PS : je vous en conjure, si vous faites ce salmorejo ce week-end, faites-le avec de bonnes tomates du marché, bio si possible… Ce sont elles qui feront tout le goût de votre soupe glacée !

Infos pratiques :
– Quantité : 4/6 personnes
– Difficulté : ☆☆☆☆
– Préparation : 10 minutes
– Cuisson : /
– Réfrigération : une nuit

La liste des courses :
Le salmorejo :
– 1 kg de tomates bio bien mûres,
– 100 g de pain blanc rassis,
– 1 petite tête d’ail,
– 10 cl d’huile d’olive de qualité,
– 1 cuillère à soupe de vinaigre de vin rouge,
– Sel & poivre.

L’accompagnement :
– De l’oeuf dur,
– Du jambon Serrano.

La liste des ustensiles :
– 1 blender,
– 1 tamis,
– 1 saladier.

Concrètement, soupons…

1. Dans le bol du blender, on met les tomates coupées en quartier et le vinaigre. On mixe afin d’obtenir une liquide le plus lisse possible. Etant donné que les tomates ne sont ni pelées, ni épépinées, il restera forcément quelques morceaux. On passe donc la soupe au tamis.

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2. On débarrasse grossièrement le pain de sa croûte (s’il en reste un peu, ce n’est pas grave). On le coupe en dés et on le met dans le blender. On verse dessus le coulis de tomates et l’ail épluchée. On laisse le pain s’imbiber (cela peut être assez long). Une fois le pain bien ramolli, on mixe à nouveau avec le blender. Enfin, on termine en montant cette soupe avec l’huile d’olive. On rectifie l’assaisonnement et on réserve au frais.

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3. Au moment de servir, on verse la soupe bien froide dans l’assiette et on parsème de jambon et de morceaux d’oeufs durs.

Astuces :
– Concernant la réfrigération, elle est impérative (et oui, c’est une soupe froide). Si vous la laissez « infuser » une nuit, cela permettra à tous les arômes de s’échanger et d’avoir quelque chose de très parfumé et équilibré (à la sortie du blender, le goût d’huile d’olive sera très présent)… De ce que j’ai vu sur Internet, certains font même mariner tous les ingrédients la veille avant de tout mixer au dernier moment. Personnellement, comme j’ai du mal à planifier ce que je veux manger à l’avance, cette technique ne me convient pas trop.
– J’ai un petit doute sur le vinaigre. Dans les recettes de la blogosphère française, il y en a quasiment systématiquement. En revanche, après farfouillage dans les recettes en espagnol, c’est beaucoup moins vrai… J’ai donc envie de vous dire de faire à votre goût, pour ce salmorejo !
– J’ai réalisé cette recette au blender pour une question pratique. Toutefois, je pense qu’au mixeur plongeant, cela fera l’affaire.
– Afin d’accentuer encore un peu plus le bon goût des tomates, j’ai fait moitié tomates cerises (qui sont très sucrées et gouteuses) et grosses tomates.
– Dans la droite ligne du pain perdu, du pudding ou des croûtons de pain, cette recette est idéale pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Si vous n’avez pas de pain rassis, vous pouvez aussi mettre du pain de mie (ou du pain de campagne). Concernant le pain, 100 grammes, cela semble relativement peu. En réalité, cela représente peu ou prou une demi-baguette. Selon la texture que vous souhaitez, vous pouvez mettre un peu plus ou un peu moins de pain.
– Pour les allergiques au gluten, j’ai lu sur la blogosphère qu’on pouvait remplacer le pain par du riz cuit. C’est drôlement malin. Si spontanément je n’y aurais pas pensé, c’est le même principe que pour ma tarte aux légumes !

En conclusion, dégustons !

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3 commentaires sur “Le salmorejo de Córdoba (soupe froide de tomates)

  1. C’est drôle, c’est ce que j’ai préparé le week-end dernier (et aussi la flemme de publier 😉 ). une découverte ! C’est un vrai régal, mais comme tu dis, il faut des « vraies » tomates !!
    Tu as oublié de mettre le pain dans tes ingrédients 😉
    Bonne soirée.

    1. C’est fou… Quand il fait chaud, on a envie de rien. Oh le boulet, je viens de voir que j’ai juste mis 100 pour le pain. Et encore, je me relis, sinon, je n’ose imaginer la cata 🙂

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